22
Sep
2014
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intro-partage

Rooftop : Communauté & partage

Des valeurs retrouvées

À l’heure où la relation humaine est devenue essentiellement virtuelle, la tendance est à une nouvelle approche de la sociabilité dont le covoiturage est l’un des symboles.
Motivé par des nécessités économiques et écologiques, ce concept qui convainc de plus en plus d’adeptes en France est également apprécié pour le rapprochement qu’il suscite entre
personnes d’horizons et d’âges différents.
Dans le même courant, le rooftop, en tant que lieu de vie collectif pour tous les occupants d’un immeuble d’habitation permet de restaurer du lien.

Imaginez un toit où, à l’instar d’une place de village, les habitants pourraient se côtoyer le temps d’un apéritif, d’un barbecue, d’une réunion de copropriétaires, d’un tournoi de Scrabble, d’une séance de gymnastique, etc. Quoi de mieux pour créer un véritable esprit de communauté où le partage reprendrait enfin ses droits qu’un espace collectif aménagé sur « son propre » toit ? Bien des pires aspects de la vie au sein des immeubles seraient ainsi vouer à disparaître, dont l’indifférence vis-à-vis des voisins en difficulté ou simplement âgés n’est pas des moindres.

Relationnel contre individualisme

L’individualisme auquel souhaitait remédier Le Corbusier dans sa conception architecturale de sa Cité Radieuse est en passe d’appartenir au passé. Ce retour à l’esprit de village est une note d’espoir pour tous les résidents solitaires, les laissés pour compte, les personnes souffrant d’un handicap… Sur le toit, aménagé par les bons soins du constructeur ou du bailleur de l’immeuble, les différences sociales sont bannies, l’environnement est le même pour tous et chacun y vit d’égal à égal.
Le microcosme d’un monde idéal, voire utopique, basé sur le relationnel prend vie.
Si ce mode de vie fonctionne outre-Atlantique, cela devrait être également le cas chez nous. Mais cela sousentend de profonds changements.

À la conquête des toits

Considéré comme partie commune, le toit des immeubles actuels, même plat, n’est pourtant que rarement accessible, excepté par des trappes destinées à en permettre l’accès aux techniciens (antennistes, ramoneurs, etc.). À cet égard, bien des toits d’immeubles fourmillent d’aménagements techniques de toutes sortes. Par conséquent, cette évolution vers l’occupation des toits comme toitsterrasses ne se fera qu’au prix de profondes transformations, tant du point de vue de la mentalité des propriétaires fonciers que du point de vue technique. Ne nous voilons pas la face, de tels changements sur de l’immobilier ancien ont peu de chance de survenir dans un proche avenir, si ce n’est dans le cas de bâtiments en copropriété, à la condition toutefois que l’ensemble des copropriétaires manifestent une même volonté d’investir dans ce sens…

Pour vivre heureux, vivons perchés…

C’est par conséquent vers la construction neuve qu’il faut tourner nos regards, et plus particulièrement vers les promoteurs soucieux du bien-être des occupants de leurs immeubles, dignes descendants de Le Corbusier. De ce côté, une lueur d’espoir se fait jour, et nul doute que nous verrons bientôt jaillir de terre ces bâtiments d’un genre nouveau, synonymes de convivialité et de bien vivre.

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